Vendredi 27 mars 2009
5
27
/03
/Mars
/2009
12:09
Bon tout d'abord, il ne s'agit pas ici de juger de la qualité de son humour mais de la tournure qu'à pris son lynchage.
Le début de cette triste histoire, c'est Guillon qui fait son sketch sur DSK. Le problème, c'est que non seulement, il est présent dans les locaux mais qu'en plus le même jour,
sort une lettre de la hongroise que DSK a agressé sexuellement pour signifier qu'il s'agit bien de harcèlement sexuel et qui signale que ce mec a un problème avec les femmes. Quel est le problème?
Autant, je suis d'accord pour dire qu'il abuse en charriant Martine Aubry sur son apparence, autant là, son crime n'est pas d'être un comique, son crime est d'informer. Il met en lumière la vraie
nature de DSK : celle d'un prédateur sexuel, réputation relayée et confirmée par de nombreux témoignages.
Ceci est à mettre en parallèle avec l'affaire Hervé Novelli qui commande à France 3 de ne pas dire qu'il a été militant d'extrême droite ou les journalistes de Rue89 interrogé pour avoir montré la
vraie nature haineuse de la présipauté. Avant, il était interdit de diffamer, maintenant, c'est un crime d'informer...
Après, le second volet lamentable de cette affaire, c'est une nouvelle fois le fait du prince. Au moyen âge, il y avait l'usage selon lequel les bouffons qui n'amusaient plus le
roi étaient exécutés. On y est : le Guillon ne parle même pas de lui mais il donne son avis : "qu'on lui coupe la tête, il ne me fait pas rire". Les guignols doivent remercier le ciel d'être sur
une chaine privée (encore que...). A quand le retour du droit de cuissage? (vous savez cette ancienne tradition où le suzerain a droit d'"essayer" toute jeune fille sur le point de se marier. Ne
dites pas que ça n'arrivera jamais, on a rétabli la dime pour les banques).
Finalement Desproges avait raison : on peut rire de toi mais pas avec tout le monde. Je serais bien curieux de savoir ce qu'il dirait s'il était encore vivant...
Par Icky
-
Publié dans : Société
-
0